2 Novembre 2016By VincentStories

Quentin Kurc-Boucau : le premier des amateurs Un physique de déménageur, un développement en Kilowatt à faire rougir ton entraîneur, on a interviewé le roi des amateurs

Quentin Kurc-Boucau : le premier des amateurs

Il a surpris tout son monde cette année en bombardant l’épreuve vélo et en finissant le half en 5ème position et premier amateur de l’édition 2016. C’est avec plaisir que l’on a interviewé Quentin Kurc-Boucau pour discuter de Deauville et de sa saison.

Avec cette superbe perf’ en 2016, tu comptes revenir en 2017 pour tenter le podium ?

Oui je compte revenir l’année prochaine, Deauville est une de mes courses préférées, elle fera partie de mes objectifs. Par contre pour le podium, ça va être dur. Chaque année le niveau se densifie et il y a des gars très forts devant mais on va essayer.

Tu le sentais comment en t’inscrivant au Trideauville ? tu pensais te classer aussi bien ?

C’était un de mes objectifs de la saison, j’affectionne cette course et d’un point de vue pratique, c’est à côté de Paris. Et puis, le cadre est magnifique, ma femme adore la région, c’est donc un week-end génial . J’avais fait une bonne préparation à la course donc je m’attendais à faire un bon temps.

Tu n’as pas trop regretté ton inscription quand tu t’es retrouvé face à la mer froide (à peine 16°) mouvementée ?

J’ai l’habitude de cette course et je savais à quoi m’attendre. Franchement, je n’ai fait aucun effort dans l’eau, je sais que de toute manière ça va être chaotique. Je ne suis pas bon en natation, je n’y arrive vraiment pas.

Cette fois-ci, c’était très compliqué, je suis sorti en retard au moins 5′ par rapport à des gars que je connais et avec qui je sors d’habitude.

Tu as dû revivre quand tu as retrouvé ton vélo ? Tu es d’ailleurs passé  comme une fusée dans la côte Saint-Laurent tu as manger pas mal de tes concurrents en finissant 3ème de la partie vélo ?

J’ai conscience de mon niveau en vélo, je savais en partant du parc que je poserai pas trop mal. Je suis parti en ayant en tête que j’allais revenir rapidement sur Victor puis que j’allais voir Anthony. La partie vélo est exigeante, il faut bien gérer son effort, si possible avoir de bonnes consignes de course. La côte Saint-Laurent… elle est vraiment hard cette bosse, je n’ai pas un très bon rapport poids/puissance ce qui me dessert un peu sur ce genre de côte. En gros, j’en ai chié !

Mais avec tout le monde présent autour ça motive. Je suis quelqu’un qui fonctionne à l’affect, j’ai besoin du public pour avancer. En plus, le triathlon est un petit milieu, cela fait 5 ans que j’en fait et les gens commencent à me connaitre du coup, ils m’encouragent à mon passage. Ca me donne de l’énergie et je me nourris de ça pour avancer.

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Comme il n’y en a pas beaucoup qui peuvent en parler, tu peux nous dire ce que ça fait d’être au coude à coude avec les plus grands ?

C’est kiffant, le triathlon est des rares sports où les amateurs courent avec les pros. J’avoue que quand j’ai posé le vélo en 3ème position, j’étais trop content.
C’est vérifiable avec tous les pros et encore une fois à Deauville, ces gars là sont géniaux, hyper-accessibles, humbles.

Pour réduire l’écart entre eux et toi qu’est ce qui t’a manqué ?

La course à pied. Je me suis cassé le pied un mois et demi avant la course, j’ai du faire 4 séances de running avant la course. J’ai dû me résoudre à faire toute la course à 15km/h, je n’avais pas de volume et quand j’ai essayé d’accélérer, j’ai senti des micro-crampes arriver.
Du coup, je suis rester sur mon allure en sachant que c’était mon meilleur niveau possible dans ces conditions. Si je n’avais pas eu ma blessure, je pense que j’aurais pu m’approcher de la 4ème place.

Et côté ambiance, comment juges-tu le public Deauvillais ?

Génial ! sur la partie vélo, tu as une grosse ambiance dans la côte Saint Laurent et même après sur le parcours, on croise toujours du monde. Le must, c’est quand même la course à pied pour finir. Le faite d’avoir plusieurs courses dans le week-end, ça attire un maximum de monde.
Par expérience, je ne connais des ambiances comme ça que en Allemagne.

Tu as participé à Kona en 2013 et 2015 ou tu te classes 10 dans la categorie 25/29 et 69eme au général, ça reste ton meilleur souvenir de triathlon ?

Kona ne me fait pas rêve. En 2015, c’était l’objectif de ma saison, gagner ma catégorie d’âge mais je n’ai pas réussi à restituer les efforts que j’avais fait à l’entrainement lors de la course. Mon meilleur souvenir reste mon premier IM à Whistler au Canada. C’était ma première qualification à Hawai, mes proches était là, c’était fort en émotion.
Je garde en mémoire cette course car c’était aussi ma première année de triathlon et je dois dire que les sacrifices ont était grands, j’ai vécu comme un moine shaolin pendant des mois, plus de pote, pus de sortie, plus de barbecue…

et le pire souvenir ?

IM Mallorca j’ai tout loupé de A à Z alors que j’étais surement à mon meilleur niveau, rien ne s’est passé comme prévu. Mais ce sont des choses qui arrivent, il y aura d’autres courses, j’ai débuté le triathlon depuis 5 ans il me reste du temps.

Quels sont tes prochains objectifs avec la Team Triathlon Store ?

Pour l’année prochaine, je vais m’inscrire à Deauville et à Beauvais en objectif et finir sur l’IM d’Arizona pour marquer l’histoire de mes cuisses !

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