3 Août 2021 By Marie Conseils

Rencontre avec un habitué du Longue Distance

Rencontre avec un habitué du Longue Distance

Aujourd’hui nous retrouvons Michel Kaz, un habitué de l’épreuve Longue Distance du Triathlon International de Deauville.

Triathlon de Deauville Longue Distance

RENCONTRE AVEC UN HABITUÉ DU LONGUE DISTANCE A DEAUVILLE

Aujourd’hui nous retrouvons Michel Kaz, un habitué du Triathlon International de Deauville. Initialement inscrit sur le format Full Distance, il participera à l’épreuve Longue Distance en septembre prochain. Salarié au sein du Département du Calvados, partenaire du Triathlon de Deauville, il nous partage son expérience sur le Triathlon de Deauville.

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

“Je m’appelle Michel Kaz, je suis chef du service laboratoire route et matériaux au sein du département du Calvados. Notre activité consiste à réaliser des études de structure, des contrôles de fabrication et de mise en œuvre de matériaux pour les infrastructures routières du département.

Ma pratique sportive s’est développée assez tardivement… J’ai commencé à l’âge de 24 ans par le VTT Cross-Country que j’ai pratiqué pendant une quinzaine d’années, avant de basculer vers le triathlon qui commençait déjà à se démocratiser. Cela fait maintenant une dizaine d’années. J’ai d’ailleurs commencé pour ma première épreuve de triathlon par le TriStar111 de Deauville en 2012 après seulement une année de pratique en club à l’USCC Triathlon.”

Vous êtes un habitué des lieux, combien de fois avez-vous pris le départ sur le Triathlon International de Deauville ? 

“Oui bien sûr ! J’ai participé à quasiment toutes les éditions depuis que l’organisation a été reprise par Exaequo en 2013, c’est donc presque un sans-faute ! Étant cycliste d’origine et meilleur coureur que nageur, j’ai une préférence pour le format L que je fais régulièrement en dessous de 5h. J’étais peut-être un peu plus avantagé par ce format grâce au parcours vélo.”

Qu’est-ce qui vous a poussé à participer au Triathlon International de Deauville ? 

“J’aime particulièrement ce triathlon car son parcours est très sélectif. La natation se pratique souvent dans une mer agitée, le parcours vélo est très vallonné avec ses fameuses côtes de Saint-Laurent et de Reux, et enfin le parcours course à pied zigzague dans tous les sens avec de nombreuses relances.

L’autre plus c’est qu’il y a du monde quasiment de partout, vous entendez votre nom sans arrêt ! Quand vous êtes bien, c’est sympa, ça vous donne des ailes. Ça vous pousse à aller plus loin.

Étant caennais, courir au Triathlon de Deauville c’est presque courir à domicile ! La proximité, les parcours et l’ambiance ont fait de cette épreuve un incontournable pour moi.

Grâce à l’association sportive Département du Calvados (partenaire de la distance Découverte), j’ai eu la chance de bénéficier d’un dossard sur quelques éditions. Chaque année on est plusieurs collègues à participer, on s’encourage les uns les autres. Je n’avais donc aucune raison de ne pas participer. »

Comment préparez-vous votre triathlon Longue Distance et quels conseils donneriez-vous à tous ceux qui s’entraînent sur ce format ?

“Je ne suis pas forcément une référence en matière d’entraînement malgré mes 10 années de pratique. Sur mes premières épreuves L, j’avais tendance à partir assez vite à vélo et sans gérer véritablement mon effort. J’avais beaucoup de mal à courir après le vélo.

Je pense qu’on a besoin de faire ses propres expériences pour arriver à se connaître. Pour certains, c’est plus ou moins long et ça l’a été pour moi…

Aujourd’hui, je pense avoir enfin réussi à maîtriser le format L. Cette année, j’ai rejoint le club de Nacre Triathlon. On a un coach qui nous a fait faire tout un travail hivernal sur la maîtrise de nos allures de course à pied et à vélo axé sur nos valeurs de PMA et de VMA tout en complétant avec des séances de PPG. C’est vraiment la base pour bien se préparer à une épreuve de triathlon. L’idée, c’est de travailler dans ces zones de puissance ciblées à vélo et d’allure en course à pied, tout en augmentant le volume selon le format visé.

En volume horaire, ma préparation pour un format L est d’environ 10h à 14h d’entraînement hebdomadaire. Ce volume horaire assez conséquent n’est pas toujours facile à concilier avec l’activité professionnelle. Depuis le confinement, une partie des séances d’entraînement sont faites en visio avec du home-trainer connecté et des séances de PPG.La pause méridienne est souvent consacrée à une séance de course à pied ou de natation. Ça permet de faire une coupure dans la journée.

Enfin, le gros volume, je le fais le week-end avec des sorties vélos de 5h ou 6h en période de préparation. De toute manière, il n’y a pas vraiment le choix pour s’entraîner sur des longues distances, en semaine ça ne passe pas.”

Pensez-vous participer au Full Distance en 2022 ?

Ça va être encore l’inconnu cette année. À l’origine, je m’étais inscrit sur le Full Distance de Deauville qui devait avoir lieu en juin. Mais l’Ironman de Nice, sur lequel j’étais inscrit depuis 2020, a été décalé sans cesse et a maintenant lieu 15 jours avant le Triathlon de Deauville. Comme j’aime particulièrement cette épreuve et que ce n’était pas très raisonnable d’enchainer 2 Full Distance de suite, je me suis rabattu sur le format L à Deauville.

En revanche, le Full Distance est un format que je maîtrise nettement moins que le format L. Je reste malheureusement sur 2 échecs après un abandon en 2018 à l’Embrunman et une fracture du pied 15 jours avant l’Ironman de Vichy en 2019. Il faut rester très humble par rapport à ce format. Au-delà de gérer parfaitement son effort et son alimentation, beaucoup d’événements peuvent venir perturber votre épreuve, que ce soit la météo, une blessure, un jour sans ou encore à la Covid19.

Cela fait donc presque 3 ans que je suis en perpétuelle préparation pour des épreuves Full Distance. Un tel rythme d’entraînement, ça épuise. Dans tous les cas, si ce n’est pas l’année prochaine pour le Full Distance de Deauville, ce sera forcément l’année suivante en 2023.

 

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez retrouver le département du Calvados sur son site internet et sur les réseaux sociaux: FacebookTwitter et Instagram.